Très juste, les douleurs, les souffrances morales ne se partagent pas; l'empathie que l'on peut éprouver pour quelqu'un qui souffre est largement d'ordre intellectuel ou moral; on pense alors souvent autant à soi ou à ses proches, "ça pourrait m'(nous)arriver", qu'à celui ou ceux qui sont dans le malheur. La peine est néanmoins très réelle très sincère; on voudrait même souffrir plus qu'on ne le fait; on s'en veut ne ne pas être plus affecté et de continuer de vivre presque normalement; c'est la vie ou ce "vouloir vivre" dont parle Schopenhauer qui finit par l'emporter. Il nous faudrait un vrai philosophe pour développer ce sujet. Nicole, tu en connais?