• J'aime les plages vides à la tombée du jour,
    Et le sable mouillé, les traces de nos pieds,
    Des baisers partagés sur nos lèvres salées,
    Par les embruns du soir que le vent fait voler.

    J'aime les plages vides qui m'incitent à t'aimer,
    Lorsque le soleil rouge parvient à embraser,
    La ligne d'horizon que pointent nos regards,
    Une envie de lointain et d'un nouveau départ.

    J'aime les plages vides et les senteurs d'amour,
    Ces mains qui s'entrecroisent, ce désir qui se lit,
    J'aime le chant des vagues et leur doux clapotis,
    Notre amour qui divague lorsque descend la nuit.

    (Danièle Labranche)

     

     
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  • J ' aimerais t'écrire
    une très longue lettre

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    pleine de sursauts
    des falaises
    vagues mousseux
    et vols d'oiseau
    nuits étoilées
    et arcs-en-ciel
    J ' aimerais que tu la lises sans hâte
    Trouvé un petit coin chaud
    isolé
    loin du bruit
    et des gens
    J ' aimerais que tu imagines
    De la lire dans le noir
    tremblant
    et enveloppée de parfum d'une rose
    J ' aimerais bien
    pour une nuit
    Que ton cœur se déshabille
    Se montrant comment c'est
    Et puis excitée
    Écoute-moi
    le son de mon chant
    et je te perdais
    pour une seule nuit
    J ' aimerais bien
    Que je te perde en moi.

    (François Ruffino)

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  • Draps froissés ...

    Ô draps froissés, jamais je ne voudrais
    Vous ôter de mon lit, vous m'êtes nécessaires,
    Pour tant me souvenir de ce puissant attrait,
    Qui s'écoule de vous quand vous glissez à terre.

    Vous êtes malmenés, vous devenez outrage,
    Pourtant c'est dans vos plis, qu'un merveilleux voyage,
    S'est fait durant longtemps aux confins de l'amour,
    J'aimerais le refaire et cela sans détour!

    On dirait une mer qui déroule ses vagues,
    Qui transporte nos corps quand nos pensées divaguent,
    Se laissant emporter tel un bateau qui tangue,
    Sous la force des flots qui au loin le haranguent.

    Votre douceur satine, qui glissait sur nos corps,
    Sous nos ondulations, en un parfait accord,
    C'est dans ce froissement créé par le désir,
    Que l'on pouvait s'aimer, aux portes du plaisir.

    Ô tissu des passions qui dans un lit se livrent,
    Témoin de nos pulsions, qu'un grand amour délivre,
    Lascivité mêlée à l'harmonie des corps,
    Qui s'immiscent en partie au sein de ce décor!

    Je ne peux me soumettre à vous redonner forme,
    Je veux laisser gravés ici mes souvenirs,
    Vous resterez froissés quoi que l'on puisse en dire,
    Jusqu'à ce qu'à nouveau cet amour s'y endorme.

    (Danièle Labranche)

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  • Désirs,

    J'aurais tellement aimé
    Que tu me prennes par la main,
    Que tu me voles un baiser,
    Que tu m'entraînes vers demain.

    J'aurais tellement aimé,
    Que le col de ta chemise,
    Par mes lèvres soit taché,
    Et que ton parfum me grise.

    J'aurais tellement aimé
    Voir naître l'aube entre tes bras,
    Dans la douceur des draps froissés,
    Et le murmure de ta voix.

    J'aurais tellement aimé
    Tant de choses encore,
    Mais il me faut me résigner,
    Il n'y aura jamais d'aurore.

    (Danièle Labranch

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  •  

     NOTRE LANGUE SE MEURT

     Je me souviens d’hier où j’étais amoureux, Dans le plus grand secret d’une fille aux yeux bleus, Qui habitait tout près l’immeuble d’à côté, Et qui me fascinait par sa fraîche beauté. Elle me connaissait, nous nous croisions souvent. Quand elle apparaissait, je partais en courant Contourner le quartier, et feignant le hasard, J’allais à sa rencontre au bout du boulevard. Je connaissais son nom, elle s’appelait Lise. Il m’a fallu du temps avant que je lui dise Que nous étions voisins et qu’on pourrait peut-être, Echanger quelques mots, chacun à sa fenêtre. J’avais seize à peine, elle était de mon âge, J’avais pu lui parler un jour de grand orage, Mon parapluie aidant, j’avais eu ce courage, Ma main qui le tenait effleura son visage. Il faisait assez bon mais elle frissonna, J’ôtais mon cache col, elle s’en protégea. Puis lorsqu’on se quitta, elle dit à ce soir. Sa fenêtre plus tard s’éclaira dans le noir. Dès après le dîner, j’avais pris position, Un bouquin à la main, révisant mes leçons. Sur un banc dont j’avais réglé l’orientation, Pour qu’en face elle fut dans mon champ de vision. Dans la clarté son ombre m’apparut enfin. Elle eut sur le visage un sourire mutin. Quand elle laissa pendre, accrochée à sa main, Balayée par le vent mon écharpe de lin. C’était à une époque où à l’adolescence, Les tout premiers émois avaient une importance Que les jeunes aujourd’hui ne peuvent pas comprendre, Il leur suffit d’un clic, inutile d’attendre ! 

    A l’époque, on s’aimait, aujourd’hui on se kiffe. S’il faut attendre un peu, le mâle se rebiffe. Il ne fait plus la cour, il envoie des memos, Dont je vais m’efforcer de traduire les mots. La femme est une meuf… il fallait l’inventer ! C’est écrit à l’envers… pas de quoi s’épater. Mais le flic est un keuf… ça ne va pas coller. Ah ! Mais oui c’est normal… ils insultent en anglais ! Savent-ils seulement ce qu’est le romantisme ? Et peuvent-ils aimer de Musset le lyrisme ? Eux qui apprécient tout à travers le seul prisme, D’une réalité marquée par le cynisme. Réagissons enfin, comme on livre une guerre, A tous ces barbarismes arrivés d’Outre-mer, Et défendons ce bien dont nous sommes si fiers, Ce chef-d’oeuvre en péril, la langue de Molière… 

     

    Henri Zenati ( notre langue se meurt - 2017)

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  • "Voyager est une aventure, surtout quand la personne que l’on aime est la destination.”.

     

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  • "Ses seins ressemblent à deux petites meringues si merveilleusement bien cuites qu'il serait inconvenant de ne pas les dévorer sur le champ"

    Mathias Malzieu

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  • Ce baiser je l'ai senti se poser sur moi
    puis se glisser et me nourrir de toi
    il a voyagé sur mon coeur en émoi
    et sur mon corps je l'ai guidé
    en frissons, tendres, câlins et coquins
    enchaînant des désirs, ne faire plus qu'un
    vivre le romantisme de tes caresses
    échanger la chaleur d'une paresse
    fleurir mon corps de ton odeur
    ne plus compter le temps, oublier les heures
    de tes lèvres en multitudes de baisers
    encore d'avantage me laisser voguer
    que je sois fleur, perle ou femme libérée
    tu m'embrasses et je m'embrase si fort
    en murmurant encore et encore
    puis repartir laissant leurs traces sur mon corps.

    Ce baiser....

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